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Le jour où il est parti, je ne le connais pas exactement. Je me voyais le perdre mais je ne voulais pas le voir. Le jour ou je suis partie c'etait il y a 2 jours. Le jour où il partira réellement je ne le connais pas encore mais je sais que je ne peux pas le voir de la où je suis. Je ne voulais pas abandonner parce que j'avais peur du "après" mais maintenant j'y suis et il n'y a rien. Il fait tout noir, on n'y voit rien, on ne sent plus rien. On voit juste ce qu'on ne verra plus, ce qu'on ne (res)sentira plus... Je me souviens m'être dit "l'homme qui ne te retient pas est celui qui est déjà parti"... Je ne me doutais pas qu'il était si loin déjà... Le plus angoissant c'est de s'endormir en sachant qu'on va se reveiller et qu'on ne fera qu'y penser toute la journée... A ce téléphone qui ne sonne plus, à ces soirées perdues, à ce scooter que je ne monterai plus, à son caractère de cochon qui me plaisait bien au fond... Je dois oublier et avancer... Mais malgré moi, je ne peux pas m'empêcher d'espérer un miracle qui me sortira de ce mauvais pas... Mais la vie n'est décidément pas comme un film. Il pense que c'est mieux ainsi. Je ne peux plus lutter seule. La résignation, c'est la seule chose à faire... Mais la résignation vient avec le temps... Et le temps n'a jamais été mon ami.
Publié par supernanann à 03:24:04 dans S'observer | Commentaires (1) | Permaliens
20-07-2006 01:11
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